3.2 Deux types de citations

3.2.2 Citation longue

La citation longue est constituée de 40 mots et plus.

Intégration de la citation longue

Contrairement à la citation courte,

    • la citation longue est présentée à simple interligne;
    • elle ne comporte pas de guillemets;
    • elle est en retrait (à 1,3 cm ou à 5 espaces de la marge de gauche).

Après la citation longue, le texte reprend à la marge et il n’y a pas d’alinéa.

Dans le cas d’une citation longue intégrée, le point final se met après la parenthèse indiquant le numéro de la page (exemple 1).

Exemple 1 – Citation longue intégrée où le nom de l’auteure ou de l’auteur apparaît dans le texte introduisant la citation

En 1859, dans son ouvrage intitulé L’origine des espèces (2009), Charles Darwin explique que

[la] sélection naturelle ne peut, en aucune façon, produire des modifications chez une espèce dans le but exclusif d'assurer un avantage à une autre espèce, bien que, dans la nature, une espèce cherche incessamment à tirer avantage ou à profiter de la conformation des autres (p. 77).

On peut donc en comprendre que la sélection naturelle de chaque espèce est « égoïste », en ce sens qu’elle lui apporte des adaptations qui lui donnent un avantage à elle et non aux autres espèces.

Si le nom de l’auteure ou de l’auteur, suivi entre parenthèses de l’année de publication (exemple 1), n’apparaît pas dans le texte présentant la citation, ces mentions figureront après le texte cité entre parenthèses avec le numéro de page (exemple 2).

Dans le cas d’une citation longue en discours direct, le point final se met avant la parenthèse qui indique le numéro de page (exemple 2).

Exemple 2 – Citation longue en discours direct où le nom de l’auteure ou de l’auteur n’apparaît pas dans le texte introduisant la citation

Le narrateur s’attarde à décrire le petit boudoir où se retrouvent les nouveaux mariés pendant la soirée du mariage :

La nuit était venue, on dansait dans le grand salon. Ils s’étaient retirés tous les deux dans un petit boudoir japonais, tendu de soies éclatantes, à peine éclairé, ce soir-là, par les rayons alanguis d’une grosse lanterne de couleur, pendue comme un œuf énorme. La fenêtre entrouverte laissait entrer parfois des souffles frais du dehors […], car la soirée était tiède et calme, pleine d’odeurs du printemps. (Maupassant, cité dans Sabbah, 1998, p. 325-326)

Le portrait de ce lieu intime laisse transparaître le bonheur et le bien-être amoureux.